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Bruno latour présente AIME en 7 minutes !
celle des lecteurs
se familiariser avec le protocole en bénéficiant des avantages du livre numérique « augmenté »
celle des co-enquêteurs
modifier la documentation, repérer d’autres lacunes, proposer d’autres questions, esquisser d’autres compte-rendus en rapport avec les médiateurs
celle des négociateurs
Comment trouver le compte-rendu le plus acceptable grâce à une série de négociations « diplomatiques » ?
AIME ne peut survivre sans tout un écosystème : une équipe de projet, les médiateurs, les collaborateurs et bientôt les co‑enquêteurs auxquels il faut ajouter l'institution de Sciences Po qui nous accueille et particulièrement le médialab
Avant de poser de nouvelles questions, merci de vérifier si elles ne figurent pas déjà en FAQ

Comment composer
le monde commun ?

Bienvenue sur le site de l’enquête sur les modes d’existence.

Le projet d’une modernisation étendue à la planète entière s’est heurté depuis peu aux réactions imprévues de la planète. On peut se désespérer, nier le problème, serrer les dents en espérant un miracle. On peut aussi enquêter sur ce que le projet moderne a signifié pour trouver comment il pourrait être à nouveau repris et institué. Une telle enquête devient possible si l’on accepte qu’il existe un énorme décalage entre l’expérience des Modernes et les compte-rendus qu’ils donnent de cette expérience. Nous proposons ici de prolonger l’enquête dont nous avons publié le “rapport provisoire”, sous la forme d’un livre papier publié à la Découverte. D’abord en ajoutant à l’ouvrage la documentation qui lui manque (notes, glossaire, bibliographie, articles et matériel visuel). Puis, dans une deuxième phase, en offrant un environnement numérique commode pour transformer les lecteurs en co-enquêteurs. Avant, dans une troisième phase, de republier les résultats collectifs.

Une enquête pour apprendre à composer le monde commun.

L’enquête a laquelle vous allez pouvoir participer a pour but de donner une définition plus précise aux expériences rassemblées sous l’expression vague de « modernisation ». Et surtout plus acceptable pour les autres civilisations qui sont soumises, elles aussi, à la même découverte : il n’y a pas de Terre pour s’y moderniser « à l’ancienne ». Il faut donc reprendre ce qu’on entend par ce terme en apprenant à hériter du projet de la modernisation en le composant tout autrement.

L’enquête repose sur l’extraction délicate d’une série de « valeurs » — mot volontairement désuet — auxquelles les Modernes disent tenir. Mais sans jamais qu’ils soient sûrs de ce qu’elles signifient, ni comment on peut toutes les promouvoir à la fois en respectant leurs différences et en se méfiant de leur tendance à écraser les autres.

Pour repérer ces différences, nous avons mis au point un petit protocole très simple qui repose sur l’expérience produite par le choc entre deux valeurs. Ce choc se ressent à chaque fois que l’on juge d’une valeur en utilisant l’instrument de mesure d’une autre valeur. Pour recueillir de tels incidents, nous créons une base de données que nous appelons un croisement parce qu’il permet de faire saillir deux types de jugement.

En pratiquant avec constance un tel recueil de données, on s’aperçoit qu’il est possible de distinguer peu à peu des types de vérité incommensurables. Au début cela paraît troublant et mener tout droit au « relativisme ». Sauf si l’on s’aperçoit que chaque type de véridiction — le terme permet d’éviter le mot trop lourd de vérité — exprime des rencontres avec des formes d’existence très différentes les unes des autres. C’est la diversité de ces formes que l’enquête propose de déployer. C’est pourquoi il s’agit bien d’une anthropologie des Modernes. Nous voulons faire pour eux ce qu’ils ont fait pour les autres cultures. Sauf qu’il était bien difficile de comprendre les autres en l’absence d’une description un peu réaliste de nous-mêmes...

Ce sont ces formes que nous appelons "modes d’existence", terme banal mais qui prend ici un sens spécial. Quand on parle dans le langage courant du mode d’existence d’un groupe ou d’un individu quelconque, on renvoie à ses mœurs, sa façon d’être, son éthologie, en quelque sorte son habitat, ses aîtres et ses aises. Dans cette enquête, on conserve au terme toutes ses connotations, mais on donne aux deux termes de « mode » et « d’existence » un sens plus fort qui ne dirige pas l’attention vers des groupes ou des individus humains, mais vers les êtres à propos desquels les humains s’interrogent. Le mot « être » ne doit pas inquiéter: c’est une autre façon de répondre à la question « qu’est-ce, par exemple, que le droit ou la religion ou la science ? », « à quoi tenez-vous ? » et « comment faire pour bien vous en parler ? ».

Ces modes d’existence, nous en avons pour le moment repéré une quinzaine. Nous voudrions d’abord savoir si les valeurs que nous avons dégagées correspondent ou non à l’expérience des lecteurs. Mais ensuite, nous voulons savoir si le compte-rendu que nous en donnons est acceptable et, s’il ne l’est pas — ce qui est fort probable — comment on pourrait le changer et à partir de quels nouveaux documents. Enfin, nous voudrions savoir s’il est possible de proposer une version alternative à ce terme tellement vague de « modernisation ».

Comment allons-nous procéder ? En proposant trois étapes : celle des lecteurs, celle des co-enquêteurs, celle des négociateurs.
à partir d'octobre 2012

première étape

Comme pour toute enquête, il faut d’abord se familiariser avec le protocole à suivre. Il n’a que l’apparence de la complexité. En fait il est très simple et ne repose sur aucune connaissance préalable et aucun jargon (même si nous avons dû spécialiser certains termes). La difficulté vient de ce que l’expérience n’est pas facile à suivre car les Modernes ont essayé de la faire tenir dans un cadre qui ne lui est pas ajusté. C’est à ce défaut de construction que nous essayons justement de remédier en vous proposant, pour la suivre, d’autres panneaux indicateurs et d’autres compte-rendus. La manière la plus simple de se familiariser avec la procédure est de partir du rapport provisoire soit sous sa forme papier soit sous la forme (exactement semblable) que vous trouvez sur ce site. Le livre papier est plus maniable mais le livre numérique « augmenté » a de nombreux ajouts : d’abord une navigation facile, puis un glossaire détaillé, des notes nombreuses, notes auxquelles s’ajoutent des documents eux aussi copieux. (La navigation vous est expliquée ici. Ensuite, une fois familiarisé avec les questions que nous nous posons, vous allez pouvoir vous les approprier en composant votre propre cahier de notes. Rien ne vous interdit alors d’ajouter des commentaires que vous pouvez publier selon les formes que vous aurez choisies, commentaires qui porteront sur la totalité des données disponibles ou, évidemment, sur les autres commentaires.
À partir de mars 2013

deuxième étape

Jusqu’ici nous restons dans le cadre d’une lecture, familiarisation, approfondissement finalement assez classique — juste aidé par le numérique. Ce qui nous intéresse vraiment, c’est la deuxième étape : grâce aux médiateurs qui répondront à vos commentaires, nous voulons faire dériver peu à peu l’enquête hors de son cadre d’origine. Ces médiateurs ont d’abord pour tâche de vous accompagner dans votre exploration de l’enquête et de vous inviter à proposer d’autres documents que ceux qui sont disponibles sur la base pour répondre aux mêmes questions. Mais très vite, nous allons nous apercevoir que vous ne souhaitez pas seulement rectifier les erreurs, commenter les propos du rapport provisoire, bref critiquer, mais que vous souhaitez aborder d’autres questions en formulant les problèmes de façon nettement différente. L’environnement numérique que nous sommes en train d’inventer (elle ne sera disponible qu’en mars-avril 2013 quand la version anglaise du site sera ouverte) aura pour but de faciliter cette dérive progressive en multipliant les occasions de remanier les documents et en enregistrant les modifications successives. Alors, nous serons vraiment dans une enquête devenue collective.
Eté 2013-Aout 2014

troisième étape

C’est la partie la plus inhabituelle, et la plus risquée de l’enquête. En effet, le but n’est pas simplement d’enquêter en multipliant les ouvertures, comme dans la phase deux, mais de parvenir à une sorte de conclusions provisoires qui mesurent l’avancée entre le « rapport provisoire » de 2012 et l’état des questions vives que nous aurons mises au jour entre temps. L’idée n’est pas republier le livre initial sous une autre version, mais de publier (sous forme de livrets, de sites, d’installation en fonction de l’évolution de l’enquête et les décisions des médiateurs) l’état des désaccords. La métaphore que nous utilisons est celle de négociations diplomatiques. L’expression est souvent péjorative mais nous la prenons très au sérieux car ces négociations interviennent quand il n’y a pas de principe supérieur commun qui permette de s’accorder. La seule solution c’est donc d’exposer le plus précisément possible pourquoi le rendu de telle ou telle valeur est choquante, admissible, compatible, incompatible avec tel ou tel autre rendu. En deux ans, nous n’espérons pas avoir trouvé une solution, mais avoir avancé dans l’exploration d’une proposition. Pour lancer de telles négociations, les médiateurs inviteront un certain nombre des commentateurs et des co-enquêteurs à des rencontres en face à face organisée autour des questions les plus épineuses que l’enquête aura révélées, celles où l’opposition des valeurs et des compte-rendus est la plus grave. C’est le résultat de ces rencontres qui sera ensuite archivée dans l’environnement numérique et qui fera l’objet de restitutions variées. Le but, immense dans sa formulation mais modeste dans sa réalisation, est de proposer une version alternative de l’expression « se moderniser », une version qui soit compatible avec l’expression « écologiser » et que nous résumons par le terme de « composition ». Apprendre à composer le monde commun, tel est l’enjeu.

Le livre papier

Le livre papier est assez inhabituel : il est écrit sous la forme d’un « rapport d’enquête » dans lequel se trouvent résumés, sous la forme la plus condensée et la plus légère possible, des études de terrain qu’il était impossible d’imprimer en entier. Le livre paraît donc sans aucune note et sans aucune référence. C’est pourquoi, même si le livre se tient par lui-même, il n’a vraiment de sens que par les preuves et les développements qui lui sont donnés sur le site. Preuves et développements qui n’auront à leur tour de sens que par la suite que les lecteurs devenus co-enquêteurs voudront bien leur donner. Le rapport provisoire a pour but de préparer les lecteurs à devenir, s’ils le souhaitent, co-enquêteurs. Il se compose de trois parties: comment rendre possible une enquête anthropologique sur les Modernes en levant les obstacles de méthode ; comment bénéficier du pluralisme des modes d’existence pour poursuivre l’enquête en se faisant les dents sur des modes que les Modernes ont eu du mal à traiter; enfin, comment profiter de cette enquête pour redéfinir autrement la notion même de collectif en revisitant les termes traditionnels de la société et de l’économie. Pour faciliter la lecture, nous avons multiplié les sous-titres qui se trouvent rassemblés au début de chaque chapitre et recueilli dans une table des matières très détaillée qui permet de survoler le livre en quelques minutes.

Le livre « augmenté »

Vous allez trouver sur la première partie du site, un livre « augmenté ».
Pour faciliter l’interaction entre le livre papier et le livre numérique (quelle que soit la direction dans laquelle on la prend), nous avons choisi de conserver exactement la même typographie et la même pagination dans les deux cas. Que vous veniez du livre papier vers le livre augmenté ou l’inverse, vous retrouverez donc les mêmes pages, les mêmes chapitres, les mêmes sous-titres de section et la même table des matières détaillée. Sur le livre augmenté vous bénéficiez évidemment d’une fonction recherche très puissante.


Pourquoi dit-on que le livre numérique est augmenté ? Parce que nous lui avons ajouté trois colonnes — sur la droite du texte — qui varient de taille en fonction de vos actions et de leur contenu.


Que signifient ces colonnes?
Première colonne, celle du glossaire (voc). Bien que nous ayons évité le jargon, beaucoup de mots courants prennent un sens un peu spécial qu’il n’est pas mauvais de rappeler de temps en temps. Dans le livre papier ces termes sont en majuscules et en gras. Dans le livre numérique ils renvoient à une entrée de glossaire plus ou moins longue. Pour ne pas encombrer le texte, nous avons marqué cette entrée par un simple point qu’il vous suffit de cliquer si vous souhaitez en savoir plus.


Deuxième colonne, celle de la documentation (doc). Une telle enquête repose évidemment sur de nombreuses lectures, cours et terrain. Pour alléger le livre papier, nous avons choisi de basculer toute la documentation — ce qu’on appelle l’appareil critique — dans l’environnement numérique. Les entrées de cette colonne, qui sera en constante évolution, sont signalées, elles aussi, par un point. Quand vous cliquez, la colonne s’agrandit et vous ouvre à des références bibliographiques, mais aussi à des documents en pdf, des photos ou des vidéos qui étendent le sens de ce qu’on appelle d’habitude une note de bas de page. En plus, nous y avons ajouté des « galeries », en demandant à des artistes de participer avec nous à l’enquête par des expositions plus élaborées. Ces interventions d’artistes doivent permettre de rapprocher le plus possible de l’expérience que nous cherchons à désigner par les arguments et à continuer par l’enquête collective.


Troisième colonne, celle des commentaires (com). C’est là où vous pouvez facilement publier des critiques, des ajouts, des documents complémentaires ou alternatifs à partir des entrées de votre carnet de note. Des médiateurs vous aideront à vous repérer, à modérer les discussions. En fonction de l’évolution du site, vos contributions seront basculées dans la colonne du milieu. Plus tard, quand nous aurons le deuxième environnement numérique, vous serez invités à participer, encore plus directement, à l’enquête collective.


Encore une fois, la difficulté du projet fait que ces fonctions seront ajoutées peu à peu et régulièrement mises à jour.

L’équipe

bruno latour

Professeur à Sciences Po, il a pris l’initiative de cette forme inhabituelle d’enquête après avoir mené plusieurs études de terrain dans les domaines des sciences, des techniques et du droit. En devenant le commissaire de deux expositions internationales (Iconoclash 2002 et Making Things Public 2005 au ZKM de Karlsruhe), il a pris goût au travail collectif et à l’exploration de nouveaux modes de recherche et de présentation de ce qu’on appelle “les humanités”. Dans le jargon des projets de recherche, il est PI (“principal investigator”) du projet AIME, ce qui veut dire qu’il s’occupe d’un peu de tout sans savoir grand chose.


christophe leclercq

Chercheur en histoire des arts les plus contemporains, il a rejoint le projet pour en prendre la direction opérationnelle. En plus de toutes les questions de financement, de suivi et d’organisation du projet, de contacts avec les institutions, il explore comment les nouveaux outils numériques permettent de stimuler les artistes et de mobiliser leur travail dans le cadre de cette enquête collective. Il espère que tous ces nouveaux logiciels et modes de coopération permettront dans l’avenir de modifier les méthodes de l’histoire des sciences... et d’achever sa thèse.


dorothea heinz

Après des études d’histoire, elle a trouvé dans la philosophie empirique un moyen de réconcilier son goût pour la recherche avec un vif intérêt pour la littérature. Elle est chargée d’explorer comment les “humanités numériques” vont pouvoir retrouver les mouvements de pensée qui étaient jusqu’ici propre au livre papier. Et comment une communauté de recherche peut se créer à côté et grâce à une interface numérique. Avec l’espoir que tout cela lui servira pour avancer dans son propre projet de thèse en philosophie !


donato ricci

Docteur en design de la communication, spécialiste de visualisation de grandes masses de données numériques, passionné de sémiologie et de diagrammes, il a rejoint l’équipe dans l’espoir de produire un hybride entre la grande tradition du design italien (il vient du Density Design de Milan) et les humanités numériques pour proposer un nouveau standard pour le futur du livre savant. Sa thèse sur la complexité sociale et les controverses le prépare parfaitement à ce projet qu’il continue de trouver complètement insensé !


heiko müller

Spécialiste d’étude d’organisation et de stratégie, il a quitté Berlin pour rejoindre sans hésitation un projet impossible à organiser et qui n’a pas d’autre stratégie que l’innovation et l’improvisation permanentes... Il a mis à la disposition de l’équipe des compétences techniques qui lui permettent de coder la totalité des interfaces tout en continuant à s’intéresser à l’analyse des transformations culturelles. Il cherche à rendre à peu près codables les demandes toujours plus nombreuses des quatre autres membres de l’équipe.


armin linke

Armin Linke, professeur à l'University For Arts and Design HfG Karlsruhe et artiste qui travaille au croisement de la photographie et du cinéma, habitant de Milan et de Berlin, virtuose de l'analyse des lieux clos — des laboratoires aux salles de marché en passant par les villes des déserts modernes, les usines et les tours de contrôle — a accepté de laisser gentiment piller ses archives pour nous aider à comprendre nous même ce que nous souhaitons faire.

Foire aux questions

Pourquoi 15 modes ?
Le nombre de modes est tout à fait contingent et provisoire. C’est ce que j’ai pu explorer depuis le début de l’enquête jusqu’à maintenant en jugeant de l’importance de chacun des modes pour les sujets chauds que je rencontrais sur mon chemin. Il n’y a aucun principe supérieur qui permette d’en limiter le nombre. Il faut simplement se rappeler que l’ajout d’un mode demande beaucoup de travail (il faut pouvoir le croiser avec tous les autres !), qu’il doit se justifier par l’importance de l’enjeu (est-ce qu’il permet d’éclairer des questions vives essentielles pour la compréhension des Modernes ?) et enfin qu’il doit permettre d’établir avec les autres collectifs une autre base de comparaison. À part ces limites, le chantier est tout à fait ouvert.

Quels commentaires sont attendus/encouragés ?
Un premier niveau de commentaire concerne les rectifications et ajouts divers qui portent sur le livre (dans sa version papier ou numérique). Elles sont toutes évidemment bien venues et nous les intègrerons à l’appareil critique au fur et à mesure ; c’est tout l’avantage du numérique. Ensuite, il y a les discussions des arguments. Celles-ci sont de deux ordres : celles qui portent sur la restitution de l’expérience de chacun des modes et celles qui portent sur le compte rendu que nous en avons proposé jusqu’ici. On peut être d’accord avec l’expérience et pas du tout avec la définition donnée des êtres, ni bien sûr avec les conclusions diplomatiques que nous proposons. Mais ensuite, il y a un autre niveau de discussion, cette fois-ci sur les questions même que nous proposons à l’enquête. Au fur et à mesure des interactions, nous allons clarifier ce que nous attendons des lecteurs — et ce qu’ils sont en droit d’attendre de nous...

Qu’appelle-t-on des données ?
Le terme est un peu simplet, surtout que, en sociologie des sciences on sait que les données sont en fait toujours des “obtenues” et pas du tout ce qui est donné tout cuit. En gros, on appelle données de l’enquête un document qui enregistre une épreuve où se marque bien le heurt entre deux modes, ce que nous appelons des “erreurs de catégorie”. Ce heurt permet de faire ressortir un contraste dont on n’avait pas conscience jusque là. Nous en proposons beaucoup dans le livre et dans les notes, mais c’est pour les assembler que l’enquête collective est faite. Donc à chaque fois que vous nous présentez des situations (par un texte, un film, une radio) bien référencées (date, source, contexte, droits) et dont vous jugez, d’après votre commentaire, qu’il permet d’avancer dans l’une des questions que nous posons (ou de décaler de façon plus intéressante encore la question), c’est pour nous une donnée.
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