Vous allez trouver sur la première partie du site, un livre « augmenté ».
Pour faciliter l’interaction entre le livre papier et le livre numérique (quelle que soit la direction dans laquelle on la prend), nous avons choisi de conserver exactement la même typographie et la même pagination dans les deux cas. Que vous veniez du livre papier vers le livre augmenté ou l’inverse, vous retrouverez donc les mêmes pages, les mêmes chapitres, les mêmes sous-titres de section et la même table des matières détaillée. Sur le livre augmenté vous bénéficiez évidemment d’une fonction recherche très puissante.
Pourquoi dit-on que le livre numérique est augmenté ? Parce que nous lui avons ajouté trois colonnes — sur la droite du texte — qui varient de taille en fonction de vos actions et de leur contenu.
Que signifient ces colonnes?
Première colonne, celle du glossaire (voc). Bien que nous ayons évité le jargon, beaucoup de mots courants prennent un sens un peu spécial qu’il n’est pas mauvais de rappeler de temps en temps. Dans le livre papier ces termes sont en majuscules et en gras. Dans le livre numérique ils renvoient à une entrée de glossaire plus ou moins longue. Pour ne pas encombrer le texte, nous avons marqué cette entrée par un simple point qu’il vous suffit de cliquer si vous souhaitez en savoir plus.
Deuxième colonne, celle de la documentation (doc). Une telle enquête repose évidemment sur de nombreuses lectures, cours et terrain. Pour alléger le livre papier, nous avons choisi de basculer toute la documentation — ce qu’on appelle l’appareil critique — dans l’environnement numérique. Les entrées de cette colonne, qui sera en constante évolution, sont signalées, elles aussi, par un point. Quand vous cliquez, la colonne s’agrandit et vous ouvre à des références bibliographiques, mais aussi à des documents en pdf, des photos ou des vidéos qui étendent le sens de ce qu’on appelle d’habitude une note de bas de page. En plus, nous y avons ajouté des « galeries », en demandant à des artistes de participer avec nous à l’enquête par des expositions plus élaborées. Ces interventions d’artistes doivent permettre de rapprocher le plus possible de l’expérience que nous cherchons à désigner par les arguments et à continuer par l’enquête collective.
Troisième colonne, celle des commentaires (com). C’est là où vous pouvez facilement publier des critiques, des ajouts, des documents complémentaires ou alternatifs à partir des entrées de votre carnet de note. Des médiateurs vous aideront à vous repérer, à modérer les discussions. En fonction de l’évolution du site, vos contributions seront basculées dans la colonne du milieu. Plus tard, quand nous aurons le deuxième environnement numérique, vous serez invités à participer, encore plus directement, à l’enquête collective.
Encore une fois, la difficulté du projet fait que ces fonctions seront ajoutées peu à peu et régulièrement mises à jour.
Professeur à Sciences Po, il a pris l’initiative de cette forme inhabituelle d’enquête après avoir mené plusieurs études de terrain dans les domaines des sciences, des techniques et du droit. En devenant le commissaire de deux expositions internationales (Iconoclash 2002 et Making Things Public 2005 au ZKM de Karlsruhe), il a pris goût au travail collectif et à l’exploration de nouveaux modes de recherche et de présentation de ce qu’on appelle “les humanités”. Dans le jargon des projets de recherche, il est PI (“principal investigator”) du projet AIME, ce qui veut dire qu’il s’occupe d’un peu de tout sans savoir grand chose.
Chercheur en histoire des arts les plus contemporains, il a rejoint le projet pour en prendre la direction opérationnelle. En plus de toutes les questions de financement, de suivi et d’organisation du projet, de contacts avec les institutions, il explore comment les nouveaux outils numériques permettent de stimuler les artistes et de mobiliser leur travail dans le cadre de cette enquête collective. Il espère que tous ces nouveaux logiciels et modes de coopération permettront dans l’avenir de modifier les méthodes de l’histoire des sciences... et d’achever sa thèse.
Après des études d’histoire, elle a trouvé dans la philosophie empirique un moyen de réconcilier son goût pour la recherche avec un vif intérêt pour la littérature. Elle est chargée d’explorer comment les “humanités numériques” vont pouvoir retrouver les mouvements de pensée qui étaient jusqu’ici propre au livre papier. Et comment une communauté de recherche peut se créer à côté et grâce à une interface numérique. Avec l’espoir que tout cela lui servira pour avancer dans son propre projet de thèse en philosophie !
Docteur en design de la communication, spécialiste de visualisation de grandes masses de données numériques, passionné de sémiologie et de diagrammes, il a rejoint l’équipe dans l’espoir de produire un hybride entre la grande tradition du design italien (il vient du Density Design de Milan) et les humanités numériques pour proposer un nouveau standard pour le futur du livre savant. Sa thèse sur la complexité sociale et les controverses le prépare parfaitement à ce projet qu’il continue de trouver complètement insensé !
Spécialiste d’étude d’organisation et de stratégie, il a quitté Berlin pour rejoindre sans hésitation un projet impossible à organiser et qui n’a pas d’autre stratégie que l’innovation et l’improvisation permanentes... Il a mis à la disposition de l’équipe des compétences techniques qui lui permettent de coder la totalité des interfaces tout en continuant à s’intéresser à l’analyse des transformations culturelles. Il cherche à rendre à peu près codables les demandes toujours plus nombreuses des quatre autres membres de l’équipe.
Armin Linke, professeur à l'University For Arts and Design HfG Karlsruhe et artiste qui travaille au croisement de la photographie et du cinéma, habitant de Milan et de Berlin, virtuose de l'analyse des lieux clos — des laboratoires aux salles de marché en passant par les villes des déserts modernes, les usines et les tours de contrôle — a accepté de laisser gentiment piller ses archives pour nous aider à comprendre nous même ce que nous souhaitons faire.