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Compte rendu de l'atelier [REP·REF] : quelques réflexions

26 November 2013
catégorisé sous: ressources

Le croisement [REP·REF] est le plus important de l’enquête puisque c’est lui qui ouvre la possibilité d’un pluralisme de modes, mais, en même temps, c’est le plus difficile. Bien que les quatre premiers chapitres du rapport provisoire lui soit consacré, il n’est pas encore réellement traité parce que l’extraction des êtres de [REP] paraît impossible. D’où l’intérêt de cette nouvelle expérience, grâce à l’initiative de Pablo Jensen, de l’extraire, en confrontant physiciens, biologistes et philosophes.

En une journée nous avons surtout mesuré l’énorme difficulté de la tâche ! Il faudra bien d’autres réunions pour avancer avant juillet… Point important : il est clair qu’il est plus facile de faire saillir le contraste avec la biologie qu’avec la physique (les lignées plutôt que les lignes de force).

Mais en même temps l’intervention d’Antoine Georges a introduit un point essentiel pour l’opération diplomatique à venir : on voit apparaître la rupture possible entre [REP] et [REF] chaque fois que l’on dit qu’un calcul est possible “en principe” tout en reconnaissant que, en pratique, on ne peut pas.

Or, cette distance, comme le rappelle Georges, est essentielle à l’identité physicienne. Mais, de façon fort gracieuse, il reconnait que cette identité est celle d’une “ethnie” particulière. En acceptant de simuler ce jeu anthropologique, on prépare donc une situation de possible négociation sur la notion de “lois de la nature”, élément central du débat et que Pablo Jensen avait illustré en compliquant les exemples canoniques de chute des corps.

Avec les biologistes, la confusion [REP] et [REF] reste évidemment très importante mais le métalangage offert par la philosophie de l’organisme (celle de Whitehead magnifiquement exposée par Didier Debaise) “marche” évidemment très bien. Comme le fait remarquer Sonigo, en particulier, à chaque fois qu’on remplace une “fonction” (concept hybride indispensable à [REF]) par une autre activité “égoïste” qui n’implique pas une rupture (anecdote de la bactérie qui répond à la question “à quoi sers-tu” par la réponse “taisez-vous, je mange”).

L’idée à suivre est donc d’essayer d’imaginer ce qu’on peut dire des êtres de [REP] quand on ne les saisit par comme des constantes mais comme “courant le risque de leur reproduction sans reprise possible”. Nuance extrêmement délicate dont on n’a pas vu ce qu’elle pouvait apporter aux physiciens mais dont on voit mieux ce qu’elle permet aux biologistes de penser.

Dans le compte rendu suivant (uniquement en français, langue dans laquelle l'atelier s'est déroulé), le lecteur aura au moins une impression de la discussion et de la difficulté du sujet !

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